Catégorie : DANS MA BULLE

Parce que j’ai besoin de parler, de vous raconter mon quotidien, mon futur, mes rêves, bref ma vie. « Dans ma bulle » je respire en m’exprimant. Je vous laisse découvrir ma bouffée d’oxygène.

Un vent

 C’était il y a deux ans, au printemps, je ne sais plus quel mois. Je rentre de Vincennes où je suis une formation d’économie dans le cadre d’un concours. Je suis pressée. Je dois aller chercher Louloute à la crèche dans le 15ème arrondissement de Paris. Je prends le rer A, fais mon changement à Opéra pour m’engouffrer dans le métro ligne 8 direction Balard.

Le wagon que je choisis est vide, je m’assieds sur un strapontin en cuir bleu tout défoncé, la tête collée sur le côté du métro, je lis un livre. Personne à côté de moi, pour le moment. Trois stations plus tard, les portes s’ouvrent et un type monte. Il est très très grand et très très large. Il ressemble à Notorious Big puissance 10. Quasiment tous les sièges sont libres mais il décide de s’assoir sur le strapontin à côté de moi. Il s’assoit et là je suis écrasée littéralement sur le côté. Mais je ne bouge pas. Je ne veux pas vexer. Je trouve que cela ne se fait pas, il faut être tolérant, changer de place sonnait comme de la discrimination.

Au fur et à mesure du trajet, je remarque que le type parle un peu tout seul, bon là il me semble un peu louche. Malgré cela et le fait que je continue d’être écrasée, je ne bouge pas.

Mais d’un coup, je sens sa cuisse droite collée à ma cuisse gauche se relever assez franchement et j’entends d’un coup un bruit de trompette ! Oui !!!! Notorious Big, le bonhomme Michelin, Culbuto ou appelez-le comme vous voulez, m’a pété dessus !!! Il rigole un peu et là je lève la tête je ferme mon livre et choquée je dis : « ah non ça c’est pas possible ». Je n’arrive pas à dire autre chose ni à l’engueuler tellement ça m’a destabilisé. Le bruit m’a suffit, j’ai pas attendu l’odeur, je me suis levée, la raison était suffisante je crois hein, et j’ai changé de place.

Je rentre toute choquée, je raconte à Mister mon histoire, il était mort de rire. Et moi aussi en m’écoutant parler. Mais franchement, jamais j’aurais cru que cela pouvait arriver. Je voulais faire la nana tolérante, gentille et au lieu de ça on me pète dessus lol.

Et vous, avez-vous une expérience peu commune qui vous est arrivée dans le métro ?

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Quand j’avais 20 ans…

Lorsque j’avais 20 ans, et même à l’adolescence, je rêvais de la vie que j’aurais à l’âge de 30 ans. Je l’idéalisais, je nourrissais beaucoup d’espoir et j’avais des tonnes de projets que j’étais sûre de concrétiser. C’est aujourd’hui que je réalise, car 30 ans c’est l’âge de la maturité, qu’il est difficile de faire tout ce que l’on veut dans la vie. Voici ce que j’espérais être, avoir et faire :

Rencontrer un homme gentil, rassurant et protecteur. Un homme d’affaire genre costume/cravate avec qui je serais allée à des cocktails d’affaires.

Me marier à l’église dans une belle robe blanche. Aller jusqu’à l’autel au bras de mon père et sortir de l’église avec mon mari sous les pétales de roses ou les grains de riz envoyés par nos invités. Bien entendu me marier avant d’avoir des enfants.

Avoir 4 enfants, oui une grande famille, pleins de rires et de cris de petits monstres.

Baptiser mes enfants.

Avoir des enfants sages, polies, bien élevés (pas comme moi). Oui, parce que j’aurais tout fait pour et parce que ce sont les miens.

Etre sur la même longueur d’onde concernant les règles d’éducation des enfants et les projets en tout genre avec mon mari.

Etre propriétaire d’un pavillon avec jardin, balançoire, piscine, balancelle et barbecue.

Avoir des chiens et des chats. J’en ai toujours eu pourquoi cela changerait ?

Vivre dans un village sympa comme celui dans lequel j’ai grandi. Parce qu’une petite ville c’est plus sympa, les gens sont plus détendus, il y a moins de bruit et de stress.

Danser, toujours danser. J’adore les boîtes de nuit et j’adore sortir et à 20 ans c’était tous les vendredis et samedis.

Fumer, parce que c’est trop bon… bah quoi ? Faut bien mourrir de quelque chose hein ?

Faire un job fun genre organisatrice de soirée ou évènementiel, formatrice ou maquilleuse pro, pas dans un bureau et surtout pas fonctionnaire !

Voilà tout çà c’était mes espoirs à 20 ans.

Et aujourd’hui à 30 ans, bilan de ce que je suis, ai et fait :

– Je vis avec Mister, sympa, gentil et drôle genre Jean Dujardin. Informaticien, toujours en jean/t-shirt/baskets sans mondanité professionnelle.

– Je ne suis pas mariée mais pacsée. Nous nous sommes pacsés comme des voleurs, vite fait, juste tous les deux, même pas une bouteille de champagne à ouvrir avec la famille. Mes parents étant à La Rochelle et ma belle-famille n’était pas plus enthousiaste. C’est un souvenir douloureux et qui me laisse un goût amer de l’engagement. 

– J’ai deux petites filles, finalement cela me suffit amplement, et je ne veux pas finir sous lexomil (c’est bon je déconne roh !).

– Le baptême, bah c’est foutu. Mister n’est pas très chaud sur le sujet. C’est un grand regret. Mais mes filles auront toujours la possibilité de le faire plus tard si elles le veulent.

– Alors les enfants sages, polis et tout le tralalala …. Chouchoute a 1 mois donc pour le moment le pari est gagné, mais pour Louloute ce n’est pas la même limonade : c’est un cocktail d’insolence, de « je réponds si je veux », de « même pas peur » et de « bah quand je serai une maman je ferai pas ça à ma fille ». Bref, Louloute est née avec la crise d’ado.

– Avec Mister, nous avons souvent du mal à accorder nos violons et nous ne sommes pas très souvent sur la même longueur d’onde. Il est parisien, je suis banlieusarde (si si si ce n’est pas du tout pareil surtout quand on vient du 95). Il aime vivre en appart et moi en maison. J’aime les animaux, il est allergique. Nous n’avons pas eu le même niveau social étant jeune, ses parents sont plus aisés que les miens. J’adore sortir, il adore rester enfermé à la maison. Mais il paraît que les opposés s’attirent non ?

– Mon rêve : avoir une maison. Et bien je loue un appartement via mon taf. Super …

– On passe le chapitre des animaux, je l’ai dit précédemment, Mister est allergique donc c’est dead pour en avoir. Snifffff !

– J’habite dans une grande ville, un peu bruyante, avec que des pétasses qui se garent en double file à tout bout de champ. L’effectif de la classe de ma fille en petite section de maternelle est de 32. Dans le dortoir ils sont 49 ! J’ai un zombie qui rentre à la maison à partir de 18h.

– Les boîtes de nuit … euh pas mis les pieds depuis 7 ans, la loose quoi ! Si cela se trouve, je ne sais même plus danser. Un peu comme dans le sketch de Florence Foresti. Je danse comme une trentenaire, la loose je vous dis. Je ne peux pas tout faire moi ! Etre maman et cendrillon la journée et Cathy Guetta le soir… P***** c’est trop ce que j’aimerais !!!!

– J’ai arrêté de fumer il y a 4 ans et demi, pas pendant ma première grossesse, non je fumais enceinte (pas bien… roh ça va hein), j’ai arrêté après avoir accouché. Ce sont mes hormones, ces traitres, qui ont décidé qu’un matin je trouverais le goût des cigarettes dégueulasses. En plus d’avoir arrêté la clope, je n’arrive plus à boire un verre de vin sans être déf’. La loose je vous dis ! Je suis devenue hyper sage !

– Quant au job fun et sympa, de ce côté-là aussi c’est dead : je suis fonctionnaire (oui oui j’avais dit hors de question). Pour savoir à quoi ressemblent mes journées je vous conseille de lire le fabuleux livre de Zoé Shepard « Absolument dé-bor-dée ! » et là vous aurez compris mon désarroi.

Quand je fais la comparaison de mes listes, j’ai réussi l’essentiel : 2 enfants merveilleux et un Mister sympa. Mais la question est : est-ce suffisant pour être épanouie pleinement quand on a tant de rêves ?

 Et vous, votre bilan 20 ans / 30 ans ?

Jul’

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Mes chers voisins

 J’habite dans mon nouvel appartement depuis un an, et deux mois après mon emménagement force est de constater que j’ai des voisins bruyants

Description du problème : au dessus de chez moi, un couple avec deux enfants, des garçons, un de 4 ans et un de 1 an et demi. Jusque là rien d’anormal. Sauf qu’apparemment ces deux gosses sont des futurs champions en courses à pieds ! Oui oui, il court il court le furet. Et à rythme régulier s’il vous plait. Dès le réveil, de 7h à 8h, le soir de 18h à 23h et le mercredi (jour des enfants grrr) toute la journée. Sans oublier évidemment les vacances scolaires.

Même si l’immeuble est neuf, je crois que l’architecte a oublié l’insonorisation du plafond, car c’est un véritable tremblement de terre à chaque course poursuite entre les frères. Je ne sais pas ce qu’ils mangent, guronsan, red bull ou autre substance à base de caféine, mais ils ont la pêche les bougres.

Après 6 mois de calvaire, je décide de monter chez la voisine un mercredi après-midi. C’était pendant les vacances de février, j’étais en congés mater’, et le bruit incessant des jouets martelés sur le sol me révoltait de plus en plus. Je prends mon courage à deux mains, et surtout j’essaie de m’armer de sang froid, car je suis très impulsive et peux vite m’emporter oubliant très vite les formes de politesse. Je monte donc, je sonne à la porte et la mère m’ouvre :

– « Bonjour, je suis votre voisine juste en dessous et je suis désolée de vous déranger mais je viens au sujet du bruit des enfants ».

« Le bruit ? quel bruit ? je ne vois pas ? »

– « Bah le bruit des jouets martelés sur le sol, les sauts et les courses poursuites incessantes… »

« Ah vous entendez ??? pourtant il tapait sur un tapis ».

– (Là j’ai envie de la tuer car je vois tout de suite qu’elle se fout de ma gueule) « Bah oui j’entends et même beaucoup ».

 « Désolée, mais c’est la première fois que vous entendez ces bruits ? »

« Non c’est depuis septembre, votre emménagement ». (On est en février à ce moment là).

– « Désolée, je vais leur demander de faire moins de bruit mais vous savez (oulà je la sens venir gros comme une maison) ce sont des enfants en bas âge, en plus ce sont des garçons et c’est les vacances scolaires (bingo !). Et puis vous savez j’ai le même problème que vous, mais pour moi c’est pire les enfants de mes voisins courent jusqu’à minuit ». (Donc comme le voisin du dessus t’emmerdes, tu penses pouvoir emmerder celui du dessous hein ?)

– (C’est marrant que tu sois étonnée que j’entende tes gosses alors que toi tu es gênée par tes voisins, j’ai encore envie de la tuer). « Oui oui c’est effectivement embêtant ».

 « Ecoutez, n’hésitez pas à monter dès que le bruit vous gêne ».

Et la conversation s’arrête gentiment là. L’impression que cela ne va pas du tout s’arranger puisqu’elle se fout quand même un peu de ma gueule, je n’ai que ça à faire moi de monter tous les soirs. Ma fille a 4 ans et elle sait qu’on ne court pas et qu’on ne dérange pas les voisins. C’est une règle que nous lui avons appris. Elle n’a pas le choix, un point c’est tout.

Le temps passe et rien ne se passe. Mon mari, en tant que vrai parisien habitué par les immeubles anciens et les nuisances sonores en tout genre, jusqu’à présent n’était pas perturbé, à mon grand désespoir. Mais heureusement un soir de ce mois de mai, après une demi-heure de courses et de martèlements, à 22h, il décide de monter chez les voisins. Et cette fois-ci c’est le père qui ouvre :

 « Bonsoir, désolé de vous déranger (alors que c’est vous qui nous faites bien chier) mais pouvez-vous demander à vos enfants d’arrêter de courir ? »

 « Oh bien sûr désolé, mais vous les entendez souvent ? »

 « Bah oui tous les soirs, et ma femme est déjà venue pour le dire à votre femme ». (Gros foutage de gueule on dirait non ?!)

– (Il appelle son fils) « Eh viens voir, tu vois le monsieur c’est le voisin en dessous et tu le déranges beaucoup quand tu cours. Désolé mais le petit dernier vient d’apprendre à courir et du coup il court après son frère, qui lui court tout le temps. Mais tu sais quoi, (oui parce que là il se met à tutoyer mon mari genre on est cool) je te donne mon numéro de téléphone et tu m’appelles à chaque fois que ça te dérange, t’inquiètes pas ».

Et mon mari repart avec le numéro de téléphone…. Super, et on fait quoi avec ça ? on envoie des sms tous les soirs ? Apparemment notre voisin a besoin qu’on lui ouvre les yeux en lui téléphonant, car il ne se rend pas compte seul que ses enfants courent sous ses yeux.

Rien ne change, enfin très peu. Et un 18 juin 2014, après un retour des urgences maternité pour fausse alerte, nous nous rencontrons, le voisin, mon mari et moi, dans l’ascenseur à 7h du mat’. Tous les trois la tronche enfarinée, chacun appuie sur le bouton de sa destination. Lui 5, nous 4. Et là, le voisin se réveille et nous regarde :

« Ah c’est vous qui habitez en dessous de chez moi non ? »

– « Oui », réponse très crispée de ma part, dès que je le croise j’ai envie de l’étrangler.

– « Ca s’est calmé le bruit un peu ? » Attends, il rigole là !!! Il vit avec ses gosses lui ou bien il paie seulement le loyer ?

– « Bah non ! Et hier c’était jusqu’à 23h ».

– « Mais je vous ai donné mon numéro, pourquoi vous ne m’appelez pas ? Vous savez je ne veux pas qu’on me dérange et je ne veux pas déranger dans la vie ».

– « En même-temps, on ne va pas vous téléphoner tous les soir ».

– « En fait, moi j’ai le même problème avec mes voisins, bon je leur dit rien parce que moi je m’en fous. Ils font vraiment du bruit et si cela se trouve c’est eux que vous entendez ».

– « Non je ne crois pas, c’est vraiment vos enfants, et non l’étage au-dessus de chez vous ». Je ne le supporte plus !!! Il nous prend vraiment pour des jambons.

– « Bon, vraiment appelez-moi la prochaine fois ».

Ok, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Deux semaines plus tard, c’est de nouveau la fête du slip et à 22h je décide d’appeler « Monsieur je ne vois rien je n’entends rien ». Je tombe sur son répondeur : « Bonsoir c’est votre voisine en dessous de chez vous. Je me permets de vous appeler à 22h pour vous demander de dire d’arrêter à vos enfants de courir dans tout l’appart’. Merci bonne soirée ». J’ai gardé mon calme et j’ai même été polie. Chose rare quand je suis excédée. Dix minutes après, je reçois un texto : « ok, pardon ». Puis plus de bruit.

Je suis condamnée à envoyer des texto à mes chers voisins ou bien de mettre la musique à fond pour ne pas subir, et aussi parce que la musique adoucit les mœurs comme on dit.

Donc voilà, j’habite officiellement en dessous de voisins de merde, certes ils ont le sourire, manquerait plus qu’ils mordent, mais c’est l’enfer. J’ai parfois envie de faire un remake du film « American Nightmare« , je sais d’avance quelle serait ma première destination… Promis le prochain appartement c’est un dernier étage ou bien une maison … euh mais là je rêve je crois.

Et vous, comment ça se passe avec le voisinage ?

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