Faut que j’travaille

Comme le dit la chanteuse Princesse Erika (wahou la référence) faut que j’travaille. Après deux mois et demi d’arrêt maladie, 3 mois et demi de congés mat’ et un mois de congés payés, je retourne sur le chemin du travail. Et cette fois-ci c’est avec le coeur gros.

En effet, vu que nous avons décidé (a priori) d’avoir deux enfants, c’est la dernière fois que je profite pleinement de mon petit bébé. Ces journées vont beaucoup me manquer. Certes elles sont marquées par beaucoup de changement de couches et de biberonage mais aussi de beaucoup de câlins, de petits sourires et de gazouillis.

J’aurais tant aimé prendre un congé parental d’un an mais pour plusieurs raisons je ne peux pas le faire. Premièrement, financièrement ce ne serait pas du tout possible. Nous ne pouvons pas vivre avec un seul salaire pour quatre personnes. Deuxièmement, je n’aurais pas obtenu ma mutation professionnelle, et j’ai eu la chance de l’avoir eu dans ma propre ville, à 20 min à pied de chez moi. Autant dire que cela aurait été très dommage de passer à côté de cela quand on sait qu’avant je mettais 1h10 environ en métro. Et troisièmement, je n’aurais pas eu ma place en crèche. Il est déjà compliqué d’obtenir une place la première année pour le mois de septembre, les places en rentrée décalée faites en janvier sont hyper compliquées à obtenir voire quasi impossible. Et si vous n’arrivez pas à avoir une place dès la première année ce n’est presque pas la peine de compter sur les autres années. Il n’était pas envisageable, pour ma part, de faire garder ma fille par un autre moyen. Je crois que j’aurais été capable de la déposer à la crèche le matin même si je n’avais pas eu d’admission.

Donc tout ces facteurs, non négligeables, ont fait que je reprends le travail lundi prochain. A temps plein pour le moment, mais je pense me mettre à 80% au plus tôt. J’ai trouvé vraiment très agréable le fait d’avoir du temps pour mes enfants, Mister et ma maison. Je ne veux plus courir le soir et ne pas profiter. Il y a encore un an, je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour mais… (attention confidence) je me verrais bien mère au foyer quelques temps… Ça y est je l’ai dit. Bon ce n’est pas du tout du goût de Mister. Lui homme moderne, lui vouloir que femme travaille.

Je me suis aperçue avec Louloute, 4 ans et demi, à quel point le temps passe vite et j’aurais aimé partager un peu plus avec ma seconde fille.

Et vous, avez-vous pris un congé parental ?

Jul’
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On a fait un enfant – chapitre 2

A Chouchoute (bah quoi ? je l’ai fait pour Louloute, pas de jalouse)

Mon frère et ma soeur ayant 15 ans de plus que moi, on peut dire que j’ai été élevée comme un enfant unique. De cette expérience personnelle, j’en tire du bon et du mauvais. Le bon c’est qu’il y en a que pour toi matériellement et que toute l’attention est sur toi. Le mauvais … qu’est-ce que tu t’emmerdes ! Tu joues seule, tu te chamailles seule et les vacances seule avec tes parents ne sont pas des plus funs. Il était donc hors de question que je suive ce schéma.

Louloute avait 3 ans quand j’ai abordé sérieusement le sujet « d’un petit deuxième » avec Mister. Et là, je sens Mister en mode panique pour la seconde fois :

– « Là, tout de suite ? »

– « Bah oui, Louloute a déjà 3 ans et puis j’en ai envie. Pas toi ? »

– « Si, si, un jour… Mais là on est bien comme ça. On a trouvé un rythme de croisière à trois. Tu as envie toi de retourner dans les couches, les biberons et les nuits courtes ? Tu veux pas attendre encore ? »

– « Si, si, on peut attendre. Mais on va tellement attendre qu’on n’aura même plus le courage de retourner dans les couches. En fait, tu n’es pas prêt ? »

– « Non, je ne suis pas prêt. Et puis, on est encore dans le F2. On va le mettre où cet enfant ? »

– « On est en mai et on déménage en juillet… Un autre argument ? »

– « Bon on en reparle plus tard ».

Et finalement, sans forcer la main, nous avons gentiment déménagé et décidé de mettre en route notre deuxième enfant.

Un matin du mois de septembre, dans mon lit, allongée sur le dos, les deux mains jointes appuyées fortement sur le ventre, je me réveille subitement. J’ouvre les yeux et je dis « je suis enceinte« . Je ne sais pas pourquoi, j’en étais sûre, et je m’étais réveillée hyper heureuse. Je n’avais aucun retard de règles ni aucun symptôme de grossesse, mais j’en étais convaincue et cela ne pouvait être autrement. C’est une sensation que je n’oublierai jamais.

Le 9 octobre 2013 je fais un test, j’en ai assez je veux savoir. Au bout de 2 min le test paraît négatif. Je sors des toilettes presque en pleurs tellement j’étais persuadée d’être enceinte. Je reviens au bout de 30 min pour jeter le test et là… surprise le test est positif ! Je pars faire une prise de sang pour avoir la confirmation. Le résultat en main, je le prend en photo avec mon téléphone et l’envoie à Mister. La réponse : « Formidable, je t’aime ».

Et c’était partie pour une deuxième aventure. Une nouvelle grossesse car celle-ci n’a ressemblé en rien à la première : 3 mois de nausées et de malaises, très grosses fringales de fruits exotiques, de pamplemousse, cornichons et anchois, Louloute bougeait seulement le jour, Chouchoute c’était la nuit avec des périodes de hoquet incessantes, et des eruptions cutanées sur tout le corps (mmmh sexy chocolat hein ?!). Je suis arrêtée au bout de 5 mois tellement les démangeaisons sont importantes.

Chez moi, je profitais tranquillement de cette dernière grossesse (oui oui pas de numéro 3). Je bullais devant l’une de mes séries préférées : le destin de Lisa (même pas honte). J’en ai profité pour créer ce blog, faire des bons petits plats (j’ai pris 20kg) et m’occuper de ma Louloute en exclusivité, car je réalisais vraiment que nous vivions nos derniers mois à 3, avec un enfant unique.

A 8 mois de grossesse, lors de mon rdv mensuel, la sage-femme m’apprend que j’ai déjà le col ouvert à 1cm et que du coup je peux accoucher dans les deux semaines qui arrivent, mais aussi que la miss n’était pas encore retournée, qu’elle était en position du lotus : 

– « Ok, et il faut faire quoi pour que la miss trouve la sortie ? « 

– « Vous mettre à quatre pattes et avancer  comme ça 10 min par jour pendant un mois ».

Imaginez ma tronche quand elle m’a dit ça et imaginez-moi maintenant faisant du quattre pates enceinte, 70kg sur les genoux et les mains… Bah je l’ai fait, un soir où Mister n’était pas présent, c’était déjà bien assez ridicule comme ça je n’avais pas en plus besoin de public. Les genoux éclatés, j’ai fait le tour du salon et de la cuisine. Ri-di-cu-le lol.

Et cette nuit là, je ressens une douleur dans le ventre, j’étais très gênée, ça me faisait mal. Le lendemain, j’avais de nouveau rdv à l’hôpital pour une nouvelle écho. Verdict : la miss était retournée ! Super, parce que je n’ose même pas imaginer l’état de mes genoux si j’avais fait cette promenade pendant un mois.

Le dernier mois se passe et je n’ose plus bouger de la maison, je ne veux pas qu’elle arrive avant le terme. Je sais aussi que c’est la dernière fois que je ressens cette sensation, que je porte la vie, que je la sens bouger en moi, je veux la garder le plus longtemps possible. Pari gagné car le jour du terme… personne à l’horizon, même pas une contraction. J’ai rdv 2 jours après à l’hôpital pour un éventuel déclenchement. Hors de question ! Je veux que ma fille naisse de manière naturelle.

J’arrive le 22 juin à 10h30 à l’hôpital, on me propose de me déclencher, je refuse ! Ok, la sage-femme me demande de marcher jusqu’à 12h dans l’enceinte de l’hôpital et de revenir. Je marche, marche, marche, rien pas de contractions. Je reviens à 12h, de nouveau une proposition de déclenchement, non ! On me demande de marcher encore jusqu’à 16h. Je marche, piétine, je suis épuisée, Mister s’endort sur les sièges de l’hôpital. Au fond de moi, je ne veux pas accoucher, je veux la garder en moi, je ne veux pas perdre cette symbiose. A 16h, la sage-femme m’annonce que de toute façon elle ne me laissera pas partir. Elle me propose de prendre un bain pour me détendre et ensuite on me déclenchera. 18h00, je prends donc un bain pendant 1h, j’en ai assez, je suis triste qu’on veuille me déclencher mais bon faut y aller là. Je me lève et… youpi !!! Poche des eaux rompue.

Tout s’accélère, des contractions violentes surviennent d’un coup. A peine le temps de récupérer mon souffle entre deux contractions. Elles sont douloureuses, je pleure, je crie, c’est intense. Péridurale, faiblement dosée à ma demande. On m’examine, Chouchoute n’a pas tournée sa tête dans le bon sens. On me demande de me mettre à quatre pattes (encore), je n’y arrive pas et je m’entends dire « faites un effort ! ». Hein ???? T’es au courant Madame que j’ai le bas du corps anesthésié, que je ne sens pas mes membres !!!! Chouchoute se retourne, elle arrive, et vite même, en 4 minutes. J’avais mal mais je suis heureuse d’avoir tout ressenti pour ce dernier accouchement. Mister a supporté ma mauvaise humeur, m’a aspergé d’eau pendant tout le travail, a eu un bras scarifié tellement mes douleurs étaient intenses.

Ce dimanche 22 juin 2014 à 20h22, j’étais en pleurs quand je t’ai vu posée sur mon ventre, tu avais les yeux bien ouverts et nous nous sommes regardées pendant des heures sans parler. Tu es le deuxième bonheur de ma vie.

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On a fait un enfant – chapitre 1

A Louloute (ouai je me prends pour un écrivain)

J’ai toujours voulu avoir un enfant, pour moi, naturellement, il s’agissait du schéma social qu’il fallait suivre, je voulais un jour (lointain) avoir un enfant mais je n’en ressentai pas encore l’envie et le besoin. Jusqu’à ce jour… J’avais 27 ans, nous étions partis une semaine à Londres Mister et moi. C’était pour fêter le jour de l’an, 1er janvier 2009. Durant notre séjour, à deux reprises nous croisons une famille de touristes français avec deux enfants, dont une petite fille âgée certainement d’un an au plus dans sa poussette. Et là, pour la première fois je m’attendrissais devant un enfant. Oui car tout ceux qui me connaissent savent que les gosses et moi ça fait 10, 20, 40 … Bref c’est pas mon truc du tout. Mais cette fois-ci c’était différent, je ressentais une nouvelle sensation, une nouvelle émotion et surtout cela produisit un déclic en moi : je voulais un enfant

Nous sommes rentrés à Paris et cette idée ne sortait pas de ma tête. J’ai donc évoqué ce sujet avec Mister un matin. Et là ce fut la panique à bord :

– « Ah non on va attendre, je ne suis pas prêt, mais alors pas du tout. Tu te rends compte j’ai 24 ans ! je ne vais quand même pas être père avant 25 ans !!! »

– « Bah t’inquiètes pas pour ça, tu auras 25 ans dans 6 mois, donc je doute que tu sois père dans ce laps de temps… »

– « On en reparlera, mais là non ».

Bon ok, on en reparlera mais pas dans 1 an. Sans mettre de pression, sans trop en parler, j’ai attendu que Mister soit prêt.

Et au bout de trois semaines, un soir, Heigh-ho, heigh-ho il rentre du boulot et m’annonce avec un grand sourire :

– « C’est bon je suis prêt ! »

– « Ah, c’est cool, mais comment tu as fait pour changer d’avis si vite ? »

– « J’ai des collègues au bureau qui m’ont convaincu (je suis ravie que moi ta femme n’y arrive pas), ils m’ont dit que c’était sympa d’être un jeune papa. Et puis  y a un collègue qui est venu avec son fils et c’était trop mignon ».

Ni une ni deux, j’arrête la pillule, on ne sait jamais il pourrait faire marche arrière.

Premier mois, je ne suis pas enceinte. J’appelle ma mère en pleurant :

– « Je dois avoir un problème, je ne suis pas enceinte, tu crois que je dois aller voir un doc ? »

– « Oui… dans un an et demi. Enfin, ça ne se fait pas comme ça. Tu consulteras si tu n’y arrives pas au bout d’un an si tu veux mais là franchement… »

Ok, j’essaie de ne pas me mettre la pression, mais pas du tout. Tu parles Charles. J’ai direct pris un calendrier, me suis armée de mon fluo jaune et j’ai colorié toutes mes périodes d’ovulation sur une année. Pas du tout stressée, non… A chaque période je disais à Mister : « bon là c’est le moment, faut s’y mettre pendant 3 jours comme ça on est sûr, ok !!!! » La réponse que j’ai eu ? : « Hey, je ne suis pas une machine moi ». Et comme cette technique ne marchait pas et que Mister m’engueulait car « c’est pas naturel là, tu me saoules avec tes zones en jaune fluo », j’ai laissé tombé, j’ai arrêté de calculer.

On était en mai. Je pars en week-end chez ma soeur à Nantes, pendant tout le week-end j’avais des douleurs dans le bas ventre. Nous rentrons à Paris, j’avais 4 jours de retard de règles. Le 4 juin 2009, le matin avant de partir au taf je fais un test de grossesse. Mister dort. J’attends, hyper impatiente de connaître le résultat, le test était posé sur le rebord de la baignoire. Je regarde au bout de deux minutes. C’est positif !!!!

Je cours dans la chambre avec le test en main, je le colle sous le nez de Mister qui dort encore (mmmh sympa pour un réveil) : « Je suis enceinte ! ». Il lève un oeil : « oh c’est formidable » et se rendort. Il ne réalise pas encore. Heureuse, je pars au boulot, dans le métro j’ai déjà l’impression d’avoir changée, j’ai la sensation que n’importe qui peut le lire sur mon visage, que c’est une évidence. Je suis enceinte et ma vie va bientôt changer. Dans le métro je reçois un texto, c’est Mister : « je t’aime ».

Cette première grossesse était la découverte de sensations nouvelles : l’odorat développé (les gens sentaient encore plus mauvais dans le métro), les goûts alimentaires qui changeaient (je deteste la viande rouge et adore le poulet, là c’était l’inverse), la prise de poids (15kg, roh ça va hein), ne plus arriver à se tourner dans le lit pour changer de côté (obliger de taper dans les côtes de Mister en pleine nuit pour qu’il me roule de l’autre côté) et autres joies de la grossesse. J’ai dû être arrêtée à 6 mois car ma fille était hyper basse. Outre la prise de poids (je ressemblais à un rubik’s cube sur la fin) je n’arrivais pas à me déplacer. Je n’ai jamais marché aussi lentement de ma vie. J’attendais Mister le soir pour qu’il m’aide à faire un tour du pâté de maison (comme les clébards lol).

Durant cette grossesse je perds mon père. 15 jours avant l’accouchement.

Le 5 février, tôt le matin j’ai des contractions mais je ne m’inquiète pas. L’hôpital m’a demandé de ne pas venir tant que je n’ai pas des contractions toutes les 5 min depuis 2h. Ok, moi c’est toutes les 15 min. Et toute la journée. Ma mère me dit, à 19h, d’appeler quand même la maternité. Je les appelle et on me demande d’arriver en vitesse. Bah oui, j’étais en plein travail, 3h de plus et j’accouchais à la maison.

Ma cops, enceinte jusqu’au yeux comme moi, était là ce jour là, elle était passée me voir. Mister arrive à la maison à 19h et nous embarque toutes les deux, direction les urgences maternité. Arrivés là-bas, quand Mister a dit : « ma femme va accoucher », le personnel nous regardait ma cops et moi. Euh c’est pour qui ??? J’ai trouvé cette situation très drôle.

20h je suis en salle de naissance. Les contractions commence à me faire mal mais je gère. Mister me regarde souffrir et me demande : « Ca fait quoi exactement ? » Imaginez ma réponse aimable à ce moment grrrrrrrrrrrr. Puis péridurale. Comme on nous avait dit qu’il pouvait se passer minimun 6h avant l’arrivée du bébé, Mister et moi sommes venus avec des munitions : closer, voici, nintendos ds …

Pas le temps de finir les énigmes du professeur Layton, à 00h30 la péridurale commencait à ne plus faire effet et le col était complètement ouvert. C’est parti, ça va si vite qu’on n’a même pas le temps de réaliser que l’on va devenir parents dans les minutes qui vont suivre. Louloute est arrivée en 9 minutes sans difficulté. Quand on me l’a posée sur le ventre, c’était bizarre, mais j’avais peur de la regarder, c’était tellement nouveau, tellement inconnu, tellement étrange à la fois.

Mister pleurait, on était heureux (et nous le sommes toujours biensûr). Premier biberon (quoi tu n’allaites pas ??? han pas bien… fuck je fais ce que je veux). Première couche. Première nuit en tant que mère. Louloute a fait sa première nuit en nurserie, je devais me reposer, le décès de mon père avait déjà commencé par m’affaiblir. Le lendemain matin, on m’apporte ma fille. Je me souviendrai toujours de ce moment car c’est là que j’ai ressenti cette connexion avec mon enfant. J’étais allongée sur le côté droit, elle était dans son petit lit transparent la tête tournée vers moi, et nous avons échangé notre premier regard. C’était si intense en moi, j’ai compris qu’elle était et serait toute ma vie.

Tu es née un samedi 6 février 2010 à 00h49, tu as changée ma vie cette nuit là. Tu es née dans un moment très difficile de ma vie mais sans toi j’aurais mis des années à m’en remettre.

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