Le déni

 Je suis dans le déni depuis 3 mois. Cela a commencé en août, mon congés mat’ s’arrêtait le 31. Mon nouveau job démarrait le 1er septembre. Hors de question que je reprenne si vite le taf, et puis la crèche ne prenait ma fille que fin septembre, j’ai donc appelé courageusement mon nouveau chef, qui ne me connaissait pas du tout, pour lui annoncer que je souhaitais prendre un mois de congés supplémentaire. Congés acceptés ! Youpi, mais secrètement j’espérais pouvoir prolonger un peu jusque fin octobre par un arrêt maladie ou tout autre moyen mais comme j’ai une conscience professionnelle j’ai repris le chemin du travail le 29 septembre.

Qui dit nouveau job dit nouvelles fonctions, nouvelles attributions, nouveau bureau, nouveaux collègues, nouveau chef, nouvelle cantoche, nouveaux horaires, bref tout est nouveau. C’est tout neuf pour moi car je fais de la fiscalité, moi qui suis issue des sciences de l’éducation… ouai cherchez pas à comprendre, j’ai merdé dans mon orientation. Donc tous les jours, mes collègues me forment « sur le tas ». C’est très intéressant car j’apprends beaucoup de choses chaque jour. Je ressemble à une stagiaire. Le voilà mon problème, c’est que depuis que j’ai repris le boulot, je me crois en stage en espérant que celui-ci va bientôt se terminer pour retourner tranquillement chez moi en congés parental. Ce que je souhaite au plus profond de moi.

Je suis dans le déni car je me force à réaliser que j’ai vraiment repris le travail. Le déni de grossesse se définit par le fait d’être enceinte sans être consciente de l’être, et bien dans mon cas c’est un « déni professionnel » : j’ai repris le boulot mais sans en avoir pris réellement conscience (ou sans vouloir). J’attends que Mister me dise : « allé c’est bon arrête de bosser, prends un congé parental ». Dans mes rêves et en couleurs ! Car le discours de Mister est tout autre : « Prends le congé parental si tu veux, mais je te préviens : plus de sorties, plus de vacances et surtout ne compte pas sur moi pour te donner de l’argent de poche ! ». Bah oui on n’est pas chez les desperates housewives. C’est très bizarre car après l’arrivée de ma première fille je ne voulais surtout pas de congés supplémentaire, j’avais hâte de reprendre le travail. Là je vis d’autres sensations, d’autres émotions, j’ai d’autres besoin.

Chaque jour au travail je regarde l’heure en me disant : « bientôt 16h, à 16h20 suis devant l’école des filles, à 17h suis chez moi pour être en famille« . Et c’est surtout cette sensation de faire un stage qui n’arrive pas à sortir de moi. Du coup, je sens que je suis à 70% au boulot. Je pense que je ne n’éprouverais pas ce sentiment si j’exercais un job qui me plaît vraiment. Mais qui a la chance de faire le métier qu’il a toujours souhaité ? Je me suis mal orientée (Mister me le rabâche chaque jour), j’ai quitté un boulot qui me plaisait beaucoup pour un concours de la fonction publique car à l’époque ma boîte fusionnait avec une autre, j’avais peur de la crise économique, j’étais enceinte, je voulais une certaine sécurité professionnelle et tout le tralala. Je n’ai pas réfléchi longuement, j’ai choisi l’opposé de ma qualification et de mes désirs. Il n’est jamais trop tard de toute façon pour faire d’autres choix. J’ai encore des projets en tête que je compte faire mûrir. En attendant, je continue de tenter de progresser par voie de concours tout simplement pour l’aspect financier.

Mais pour le moment, il faut que j’arrête d’avoir un comportement d’élève et que je redevienne simplement une femme qui a repris le travail. 

Et vous, comment s’est passée la reprise du travail ?

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Ah si j’étais riche ….

Je rêve comme beaucoup d’entre nous de gagner à l’euro millions. Je joue le mardi et le vendredi en partenariat avec mes collègues (merde si je gagne faudra partager…), et je joue également avec Mister « t’as pensé à jouer là ? Non ???? Mais tu attends quoi, tu veux pas être riche c’est ça hein !!!! ». J’y crois à leur slogan à la con en plus « 100% des gagnants ont tenté au moins une fois leur chance ». Ce soir, je vais encore tenter ma chance et si je gagne voilà ce que je ferai :

Hurler de joie, mais pas trop fort pour pas que mes voisins entendent, oui car je sais que je vais vite devenir parano. Quand tu as de l’argent tu as soudainement une famille qui ne te calculait pas qui apparaît, ou bien tu découvres des nouveaux membres de ta famille au Guatemala ou à Zanzibar dont tu ne soupçonnais même pas l’existence. Et d’un coup tu as pleins d’amis qui frappent à ta porte te prenant pour leur nouvelle banque : « oh ça va hein tu viens de gagner 267 millions, tu peux bien me filer 2 millions, ok je viens te voir 2 fois par an, je ne t’appelles jamais mais bon les 10 sms ça compte non ?, elles ont quelles âges déjà tes filles ? ».

– Faire un abandon de poste.

– Devenir anonyme. Non je déconne, je changerai juste de numéro de téléphone.

– Redescendre en pression et faire les valises. « Chéri tu te casses !!!! » Non je plaisante. On fait les valises et on part faire le tour du monde sur plusieurs années, on scolarisera les filles dans chaque pays. Le périple de mes rêves : Laponie, Canada, les États-Unis de long en large, Cuba, la Jamaïque, Porto-Rico, les Bahamas, les îles Grenadine, Panama, Venezuela, Équateur, Chili, Hawaï, Nouvelle Zélande, l’Inde, la Chine, Cambodge, Japon, Vietnam, Laos, Kenya, Namibie, les Seychelles… Et bien d’autres.

– Acheter une maison à Saint-Jorioz, un petit pied à terre en France quoi.

– Avoir un dressing de la taille de mon appart’.

– Évidemment, avoir une armada de nounous et femmes de ménage. Un jardinier aussi tiens, comme Gabrielle Solis.

Créer une association pour des enfants qui n’ont pas la chance de partir en vacances. Les envoyer à la mer, à la montagne, n’importe où pourvu qu’ils puissent dire à leurs copains que eux aussi ils ont des choses à raconter, que eux aussi ils sont partis en vacances.

Créer un hébergement pour SDF car j’ai toujours été sensible à ce sujet, j’en ai même fait un exposé à la fac.

Offrir une maison à ma mère, ma soeur (même une voiture si elle veut car elle a toujours des caisses en carton), et mon frère.

– Bon ok je ferai aussi des petits cadeaux à mes amis proches. Je ne vais pas en plus devenir radine.

Ouvrir une librairie, j’en ai toujours rêvé.

– Je suppose que Mister voudra avoir des bagnoles de folie, donc je serai sympa et je dirai ok. M’en fous je ne conduis pas, j’aurai un chauffeur.

Voilà un petit échantillon de ce qui va peut-être m’arriver dès demain. Sinon c’est pas grave, j’irai au marché faire mes courses, j’essairai entre deux siestes de Chouchoute de prendre ma douche et je prendrai le métro pour amener Louloute à l’anniversaire auquel elle est invitée. La vie simple et normale quoi, mais celle que j’aime et qui me convient (bon je ne dis pas non au ticket gagnant hein).

Et vous, vous feriez quoi si vous deveniez gagnant à l’euro million ?

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Un vent

 C’était il y a deux ans, au printemps, je ne sais plus quel mois. Je rentre de Vincennes où je suis une formation d’économie dans le cadre d’un concours. Je suis pressée. Je dois aller chercher Louloute à la crèche dans le 15ème arrondissement de Paris. Je prends le rer A, fais mon changement à Opéra pour m’engouffrer dans le métro ligne 8 direction Balard.

Le wagon que je choisis est vide, je m’assieds sur un strapontin en cuir bleu tout défoncé, la tête collée sur le côté du métro, je lis un livre. Personne à côté de moi, pour le moment. Trois stations plus tard, les portes s’ouvrent et un type monte. Il est très très grand et très très large. Il ressemble à Notorious Big puissance 10. Quasiment tous les sièges sont libres mais il décide de s’assoir sur le strapontin à côté de moi. Il s’assoit et là je suis écrasée littéralement sur le côté. Mais je ne bouge pas. Je ne veux pas vexer. Je trouve que cela ne se fait pas, il faut être tolérant, changer de place sonnait comme de la discrimination.

Au fur et à mesure du trajet, je remarque que le type parle un peu tout seul, bon là il me semble un peu louche. Malgré cela et le fait que je continue d’être écrasée, je ne bouge pas.

Mais d’un coup, je sens sa cuisse droite collée à ma cuisse gauche se relever assez franchement et j’entends d’un coup un bruit de trompette ! Oui !!!! Notorious Big, le bonhomme Michelin, Culbuto ou appelez-le comme vous voulez, m’a pété dessus !!! Il rigole un peu et là je lève la tête je ferme mon livre et choquée je dis : « ah non ça c’est pas possible ». Je n’arrive pas à dire autre chose ni à l’engueuler tellement ça m’a destabilisé. Le bruit m’a suffit, j’ai pas attendu l’odeur, je me suis levée, la raison était suffisante je crois hein, et j’ai changé de place.

Je rentre toute choquée, je raconte à Mister mon histoire, il était mort de rire. Et moi aussi en m’écoutant parler. Mais franchement, jamais j’aurais cru que cela pouvait arriver. Je voulais faire la nana tolérante, gentille et au lieu de ça on me pète dessus lol.

Et vous, avez-vous une expérience peu commune qui vous est arrivée dans le métro ?

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