les-origines

Je vous ai confié dans un article avoir plusieurs angoisses, elles peuvent être apparentes quand je somatise ou bien elles me font mal de l’intérieur. Certaines sont justes des peurs plus superficielles comme la peur des araignées, des requins ou les manèges à sensation. J’ai toute une liste de peurs sur lesquelles je travaille. Mais d’où viennent mes angoisses profondes ? Je ne les ai pas créées, ce n’est pas une volonté de ma part, je ne me complais pas ainsi. Alors pourquoi j’ai autant d’angoisses ?

Je vous avais dit que mes angoisses se sont développés à la mort de mon père. Une tonne de manifestations d’angoisses, de douleurs internes et de sentiments contradictoires se sont bousculés et ont fait surface. En fait, tout cela étaient enfouis en moi depuis tant d’années et ne demandaient qu’à exploser. Mais ça je l’ai compris depuis que je vais mieux. Mon père était une personne qui me faisait très peur, il était impressionnant, pas toujours gentil et il aimait être craint, très craint. Il utilisait une violence psychologique à mon égard qui m’a marqué au fer rouge. Je lui en veut beaucoup d’avoir été un père effrayant. Je me suis rendu compte en étant mère et après son décès que mon enfance n’était pas normale.

Oui j’ai eu pleins de jouets, des vacances, j’étais une enfant gâtée, mais le matériel n’annule pas les violences psychologiques. J’ai entendu dire « oh ça va tu n’as pas été malheureuse, tu as tout eu matériellement ». Ah donc je dois me taire sur les soirées de terreurs. Je n’ai pas le droit de me plaindre. Ah ok donc les séquelles psychologiques que j’éprouve je les inventes, c’est ça ? J’ai toujours enfoui ça en moi, mais j’en ai marre d’entendre ce genre de propos. Mon enfance n’était pas normale, avoir un père qui fait peur n’est pas normal, se demander comment sera son père quand on rentrera de l’école n’est pas normal.

Je n’ai pas inventé ces angoisses pour le plaisir de me faire plaindre. J’ai ces angoisses car on les a mis en place pour moi. Je me bats chaque jour pour lutter contre. Certaines commencent à disparaitre, d’autres seront plus longues à s’effacer. Mais je refuse aujourd’hui laisser dire que je m’invente une enfance malheureuse. Je n’étais pas malheureuse matériellement mais je n’étais pas heureuse tout court. J’ai attendu patiemment, beaucoup trop patiemment, d’avoir mon premier CDI pour partir.

Je suis entrain d’abattre les fondations de ces angoisses, je vais de l’avant, je ne suis pas dans le dénie, j’affronte la réalité et je veux me débarrasser de tout ça.

Jul’

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2 comments on “Les origines du mal”

  1. Ma mère, mon angoisse, la peur au ventre de ne pas savoir de quelle humeur elle allait être. Imprévisible son mot maître ! Je travaille aussi dessus. Est ce que c’est pire ou mieux la mienne habite très proche de chez moi et nous ne nous parlons pas, plus… Elle est dans le deni, mais tu as été gâtée comme jamais, tu as tout eu! Harcèlement psychologique et violences physiques! J’aurais aimé vivre pauvre mais ne pas avoir cette peur au ventre! Aujourd’hui, avec 2 enfants, mes demons me hantent et je tente de les vaincre, pour eux, pour moi. Ton histoire fait écho à la mienne. Pourtant, nous avons été dans la même classe mais nous n’en savions rien.

    • Oui les apparences sont trompeuses. Enfants nous nous taisons, nous pensons que cette vie est normale, que c’est sûrement la même choses chez les autres. On banalise cette violence psychologique. On se tait face aux remarques que nous avons tout eu matériellement, les autres qui nous entourent ne comprennent pas, on passe pour des personnes qui ont envie de s’inventer un malheur. Mais la réalité est là et elle nous suit. Nous sommes marquées. A nous de ne pas reproduire. Bon courage à toi.

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